Par : Louis Lefebvre
Depuis quelques années, les médias spécialisés québécois font face à beaucoup plus de concurrence que prévu. L’arrivée de nouvelles plateformes comme Netflix qui vendent leurs services à des prix peu coûteux amènent certains médias à repenser leur modèle d’affaire. Au Québec, les médias spécialisés régnaient sur le marché et rentabilisaient facilement leurs coûts en vendant leur services aux deux câbles opérateurs qui formaient un duopole. Depuis l’arrivée de l’internet, la concurrence fluctue à son tour et laisse place à de nouveaux concurrents dans le marché des médias spécialisés. Si ceux-ci ne veulent pas perdre la totalité du marché, ils devront drastiquement changer leur manière de fonctionner.
Mais comment ces médias peuvent-ils s’adapter face à cette concurrence ?
On peut observer quelques changements et adaptations dans les dernières années. Néanmoins, les médias spécialisés sont loin d’avoir une formule aussi attrayante que celle de Netflix. La baisse de la côte de visionnement des médias spécialisés est dû aux nouvelles habitudes d’une nouvelle génération. La tranche d’âge qui écoutait des médias spécialisés de manière traditionnelle (à la télévision) vieillit de plus en plus. Celle-ci laisse place à une nouvelle génération moderne qui cherche à regarder les différents médias spécialisés sur internet ou avec des forfaits moins onéreux.
Afin de garantir un succès, certaines chaînes de télévision spécialisées cherchent à avoir l’exclusivité du contenu qu’elles diffusent. L’exclusivité permet à celui qui la détient de diffuser à sa guise le contenu exclusif sans que les autres chaînes y aient accès. Ce facteur important permet aux chaînes de médias spécialisées de se distinguer et de continuer à rivaliser avec leurs concurrents. La plupart des séries populaires sont accessibles via la plateforme Netflix. Bien que cette plateforme soit facilement accessible à de très bas prix, Netflix a tout de même ses défauts. Bien des gens décident de garder le câble car les séries sur Netflix sont parfois accessibles uniquement après un certain lapse de temps. Ce temps est généralement alloué à une chaîne qui détient l’exclusivité des droits de l’œuvre et qui cherche à diffuser en avant première les nouveaux épisodes d’une série.
Écouter les chaînes de télévisions au Québec est une activité qui est en constante baisse. Les nouvelles générations ne se fatiguent plus à regarder la télé, celles-ci vont simplement sur internet pour écouter le contenu qui les intéresse. Le problème des médias spécialisés au Québec, c’est qu’ils ont des contrats liés avec le duopole (Bell et Vidéotron) qui cite que ceux-ci ne peuvent diffuser leur contenu ailleurs que sur les chaînes de télé. Aujourd’hui, il y a encore un nombre de personnes visionnant la télé qui est assez conséquent. Vu que ce nombre baisse à chaque jour, il arrivera un moment ou les gens seront plus nombreux pour regarder des médias spécialisés sur internet qu’à la télé. C’est pour cela que certaines chaînes devraient bientôt envisager de rompre le contrat qu’ils ont avec Bell ou Vidéotron pour pouvoir diffuser en ligne à des prix moins significatifs.

Pour s’adapter à la concurrence, certaines chaînes de médias sont prêtes à s’unir et à combattre. En France par exemple, trois groupes audiovisuels ont décidé de collaborer ensemble pour créer une plateforme de vidéos sur demande. Ils veulent servir à leurs clients une grande qualités de services en diffusant le meilleur de la création française et européenne ainsi que certaines création populaire. Pour un prix mensuel se situant entre 2 et 5 euros, ceux-ci affirment servir “une variété sans égal”. “Au-delà du direct ou des émissions en rattrapage, les abonnés auront accès à des séries américaines, des documentaires, des films, des programmes inédits, mais aussi à des avant-premières”. Avec cette formule, France Télévisions, TF1 et M6 pensent pouvoir concurrencer Netflix et monopoliser ce nouveau marché moderne.
En conclusion, les chaînes spécialisées vont souffrir dans les prochaines années en raison de la baisse des audiences des câblo-opérateurs. On peut imaginer que certaines chaînes devront cesser leurs activités et ainsi licencier leurs personnels. Il existe toutefois des solutions que les chaînes spécialisées doivent mettre en place à l’exemple du cas français.
Le journal de Montréal : En France, les chaînes de télé veulent concurrencer Netflix. 2018. https://www.journaldemontreal.com/2018/07/10/en-france-les-chaines-de-tele-veulent-concurrencer-netflix, (consulté le 15 Novembre 2018)